Quelques infos sur le cours d’initiation

Il est préférable pour économiser les séances de venir à l'atelier avec un siège dégarni et patiné si vous voulez le rependre ou le teindre. Pour cela la première séance est consacré à vous montrer comment dégarnir le siège plus facilement, préparer le siège à la réfection : bouchage des trous des semences ou agrafes, collage des pièces etc ....). Je pourrais également vous conseiller sur les méthodes de patines si vous devez changer son aspect.  Le tout à continuer chez vous avant de commencer la réfection.


 Garnitures de siège proposées en cours


Technique traditionnelle: Un Savoir-faire très ancien


Réalisées à la main, les différentes étapes présentées ici sont les conditions pour une réfection de siège réussie et pérenne.


Le sanglage : Réalisé à partir de sangles entrecroisées, cette structure devra supporter l’ensemble des couches constituant l’assise.


La pose des ressorts : Pour les sièges d’époque pré 1825, on n’utilisera pas les ressorts. Cependant ceux-ci apportant souplesse et reprise de

forme à l’assise, on en trouve sur de nombreux sièges restaurés. Ils sont disposés sur le sanglage selon des règles établies par type de siège.


Le guindage des ressorts : L’ensemble des ressorts est maintenu par un réseau de cordes à guinder. On posera la toile forte dessus. Etape qui maintient les ressorts en place en les cousant sur la toile. L’assise est prête à recevoir le crin


La mise en crin : Le crin végétal Il est disposé régulièrement sur la toile forte par un réseau de ficelle de tapissier de façon à former un bourrelet qui sera ensuite rabattu. Des séances de préparation de paquets de crin et cardage. Et une nouvelle toile posée, tendue et clouée par semences.


Le piquage : de nombreuses séries de points de piquage précis permet la formation du bourrelet du bord de l’assise.


Le crin animal : une épaisseur de crin animal tenue par un réseau de ficelle de tapissier permet de donner une structure confortable à l’assise.


La mise en blanc : L’ensemble est recouvert d’une toile blanche en coton maintenue par des semences au niveau des feuillures.


La pose du tissu : Une ouate de coton est posée pour apporter encore plus de confort. On fixe ensuite le tissu de couverture à l’aide de semences.


 Technique semi-traditionnelle

Comme pour un garnissage traditionnel, des ressorts sont guindés sur les sangles en jute. Pour la garniture on utilise des matériaux modernes, mousse et profilés de mousse agglomérée plutôt que du crin.


Les avantages:

– L’utilisation des bourrelets en mousse donne un aspect plus régulier au siège (plus “industriel”)

– L’accueil est plus souple qu’un siège garnit en traditionnel

– L’utilisation d’agrafes plutôt que des semences est à conseiller sur des sièges dont les bois sont très abimés

– L’utilisation de matériaux modernes suppriment quelques étapes du travail de réfection en traditionnel, c’est donc un gain de main d’œuvre dans le prix final

– La garniture tire les avantages des deux techniques, elle reste résistante et confortable dans le temps grâce à l’emploi des ressorts guindés; La mousse apporte un surplus de confort mais ne supporte pas à elle seule tout le poids du corps.


Les étapes :

 Sanglage

 Guindage des ressorts

 Pose de la toile forte (jute)

 Découpe et collage des profilés en mousse agglomérés

 Pose d’une âme en mousse

 Façonnage et collage d’une galette en mousse

 Pose d’une ouate polyester

 Mise en blanc

 Ouate polyester

 Couverture

 Finitions